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Information dans l’entreprise et prise de décision

Sommaire Définition I – L’information dans l’entreprise L’information dans l’entreprise et la prise de décision sont deux notions centrales qui vous seront expliquées en cours de Management de votre BTS en alternance. A. Les définitions de l’information L’activité des décideurs repose sur l’utilisation et la gestion d’information diverses : ces informations ont pour rôle principal…

I – L’information dans l’entreprise

L’information dans l’entreprise et la prise de décision sont deux notions centrales qui vous seront expliquées en cours de Management de votre BTS en alternance.

A. Les définitions de l’information

L’activité des décideurs repose sur l’utilisation et la gestion d’information diverses : ces informations ont pour rôle principal de réduire l’incertitude entourant la prise de décision. Information cela peut vouloir dire :

  • DonnĂ©e (connaĂ®tre le CA d’une entreprise)
  • Processus visant Ă  diffuser des connaissances (ex informer des salariĂ©s)

B. Les sources de l’information et la notion de veille

Les sources d’information pour l’entreprise peuvent être regroupées en 2 ensembles :

  • Sources internes : donnĂ©es statistiques (ventes, ratios financiers, effectifs…) rapports et notes de services, documents comptables…
  • Sources externes : mĂ©dias (presse et internet), partenaires de l’entreprise (clients, fournisseurs, banque, bases de donnĂ©es des greffes…)

Pour être utile, l’information doit avoir plusieurs caractéristiques :

  • FiabilitĂ© (vĂ©rifiable)
  • Pertinence (rĂ©pondre Ă  un besoin prĂ©cis)
  • DisponibilitĂ© (pouvoir ĂŞtre obtenue rapidement et Ă  un cout absorbable)

La maîtrise de l’information est devenue progressivement une source de compétitivité fondamentale. Une véritable question stratégique.

C. L’organisation de l’information dans l’entreprise

C’est pourquoi les entreprises sont souvent amenées à mettre en place des méthodes de surveillances systématique des tendances de leur environnement : évolution des concurrents, innovations, …

On appelle cela activité de veille concurrentielle.

Les progrès des NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication) ont permis de modifier en profondeur l’organisation de l’information dans l’entreprise et d’en augmenter l’efficacité.

Les bases de données permettent de disposer d’informations de plus en plus nombreuses et pertinentes. Internet joue à cet égard un rôle de 1er plan.

II – La pratique de la décision

A. Le processus de décision

L’un des rôles fondamentaux de l’information est de faciliter la prise de décision qui est un processus complexe. Nous allons tenter de l’analyser.

Un des modèles d’analyse, le plus souvent cité et utilisé est celui de H SIMON, appelé modèle IMC. Dans ce modèle on considère que la prise de décision se fait en 3 étapes avec en pratique de nombreux obstacles qui viennent en limiter la rationalité.

Tableau 1 : Le modèle IMC

Le modèle IMC « oublie » deux aspects importants du processus du point de vue managérial : La mise en œuvre et le contrôle de cette mise en œuvre. On pourra alors faire évoluer le modèle comme ci-dessous :

B. L’aide à la décision

Les décideurs peuvent bénéficier d’un certain nombre d’outils d’aide à la décision dont la nature et la pertinence évolue avec l’environnement et le degré de maîtrise que l’on en a :

  • L’analyse SWOT qui est purement qualitative et est appliquĂ©e au niveau stratĂ©gique et du management.
  • Les SIG qui permettent de reprĂ©senter une dĂ©cision sous la forme d’un schĂ©ma constituĂ© par un rĂ©seau d’énoncĂ©s liĂ©s selon des sĂ©quences logiques. Cela permet donc au dĂ©cideur de se donner une image concrète de sa pensĂ©e, ce qui amĂ©liore la prise de dĂ©cision.
  • La veille stratĂ©gique qui consiste Ă  collecter puis analyser les informations les plus Ă  jour sur son environnement afin de prendre les meilleurs dĂ©cisions possibles. Elle consiste Ă  mettre en place un processus faisant appel Ă  l’ensemble des veilles pratiquĂ©es au sein d’une organisation. Elle implique une surveillance de l’information de tous types (web, interne, externe…).
  • Les Systèmes Interactifs d’Aide Ă  la DĂ©cision (SIAD) sont Ă©galement des outils pour la prise de dĂ©cision. Ils naissent de l’interaction entre l’homme et la machine. Ils fournissent une assistance aux dĂ©cideurs pour des problèmes, mais ne font pas de traitements automatiques. Ils permettent plutĂ´t de combiner le jugement humain et le traitement automatisĂ© de l’information. Un SIAD sera efficace s’il est capable de fournir des reprĂ©sentations pertinentes pour le dĂ©cideur, de faire des opĂ©rations de traitement de l’information, et d’interprĂ©ter les dĂ©cisions prises par un demandeur. Il sera d’autant plus efficace s’il est facilement Ă©volutif.
  • Certains outils permettent de prendre des dĂ©cisions collectives, c’est-Ă -dire Ă  rechercher un consensus au sein d’un groupe de personnes.

Voici plusieurs outils permettant de prendre ce type de décision :

  • Le vote pondĂ©rĂ© : outil permettant de faciliter le choix entre plusieurs possibilitĂ©s lorsqu’il est important pour un groupe d’obtenir une dĂ©cision consensuelle. On objectif est de mettre en relief des idĂ©es, causes ou solutions afin d’appliquer un traitement appropriĂ© permettant de dĂ©gager une dĂ©cision consensuelle.
  • Matrice de compatibilitĂ© : mĂ©thode permettant de faire un choix parmi plusieurs propositions en fonction de critères Ă©tablis. Son objectif est de comparer les diffĂ©rentes dĂ©cisions pouvant ĂŞtre prises, en fonction des critères (contraintes imposĂ©es, objectifs Ă  atteindre, fonctions Ă  remplir) et des problèmes pouvant ĂŞtre rencontrĂ©s.
  • Diagramme d’affinitĂ©s : mĂ©thode utilisĂ©e pour organiser les idĂ©es Ă©mises par un groupe et les structurer par thèmes. Les catĂ©gories ne doivent pas ĂŞtre préétablies mais constituĂ©es sur la base des liens que les idĂ©es ont entre elles. Son objectif est de classifier les renseignements Ă  l’aide de reprĂ©sentations sur cet outil de management par la qualitĂ© totale.
  • MĂ©thode Philips 6.63 : permet d’organiser le travail en groupe, en vue d’échanger pour mieux dĂ©cider. Évite les risques de brouhaha et d’incomprĂ©hension qui peuvent vite s’installer au sein d’un grand groupe de personnes qui cherchent Ă  Ă©changer. De plus, elle favorise Ă©galement la participation de tous. Le principe est de diviser l’équipe en groupes de 6 personnes pendant 6 minutes, puis de charger les porte-paroles (un par groupe) de rapporter et partager les rĂ©sultats. Cette mĂ©thode peut ĂŞtre itĂ©rative. Son objectif est de structurer les Ă©changes au sein d’un groupe afin d’accroĂ®tre les processus de prise de dĂ©cision.
  • L’arbre d’objectifs : mĂ©thode intervenant après la rĂ©alisation d’un diagnostic. Son objectif est d’énoncer la finalitĂ© du projet sous la forme d’un verbe Ă  l’infinitif suivi d’un objet (exemple : “promouvoir le territoire”). La construction de cet outil conduit Ă  un ensemble d’objectifs pour le projet, que l’on peut schĂ©matiser en un “arbre”.
  • Matrice Eisenhower : outil de classification mĂ©thodique des prioritĂ©s et d’apprĂ©ciation des urgences, permettant la gestion et la rĂ©gulation des activitĂ©s. Son objectif est de classer les tâches Ă  faire en fonction de leur urgence et de leur importance.
  • Le diagramme de Pareto : moyen simple pour classer les phĂ©nomènes par ordre d’importance. Son objectif est de faire apparaĂ®tre les causes essentielles d’un phĂ©nomène, hiĂ©rarchiser celles-ci, Ă©valuer les effets d’une solution et mieux cibler les actions Ă  mettre en Ĺ“uvre.

Les progrès de l’informatique ont intégré l’aide à la décision, domaine visant à concevoir des outils informatiques (dont les logiciels experts) pour aider un décideur à analyser un problème ou une situation, et à lui fournir des solutions, éventuellement hiérarchisées sur la base des critères logiques qu’il aura sélectionnés.

III – Rationalité de la décision

La rationalité de la décision repose sur les informations disponibles qui sont toujours le fruit de données sur lesquelles on a travaillé, elle repose sur la qualité de la perception des contraintes et risques, sur la personnalité du décideur, sur sa capacité de jugement et ses souhaits réels.

Quels que soient les outils la décision porte toujours en elle une part de préjugés et d’expérience du décideur.

*Un cours que vous retrouverez dans nos filières BTS MCO et BTS PI .